Les grands arbres noirs, gardiens du silence, dans la nuit estivale attendent l’aube écarlate, au milieu des parfums d’iris et de roses.
La mélopée des alites, près du bassin, m’aide à dormir.
A travers les brumes de la chaleur, une rouge bouche béante avale mon jardin : éden suspendu dans la gorge du monstre.
Demain, aux midis éclatants, tu éclabousseras d’audace, d’exubérance mes yeux attentifs.
Je te cherche, tu m’épuises, silencieux guerrier.
Plaisir, extase d’être en toi.